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mardi 24 juillet 2012

Commentaire problématique sur Best Male Blog

  • Report Blog   (not working, inappropriate or offensive) 
Je me demande donc si vous avez des problèmes de connexion à mon blog...Je ne trouve pas que le contenu soit "inappropriate  or offensive".
Je trouve que bien des blogs classés par Best Male Blog, sont bien plus "problématiques"...Quel est votre avis?
Cela m'intéresse?
Mon blog pose-t-il problème à quelqu'un?
Pour voir et donner votre avis... Best Male Blogs - naked men, gay porn, homo culture, queer blogs  

Report blog (not working, offensive or inappropriate) 
I wonder if you have problems connecting to my blog ... I do not think the content is "inappropriate or offensive."
I find that many blogs sorted by Best Male Blog, are much more "problematic" ... What is your opinion?
Should I care?
My blog he posed the problem to someone?

To see and review ...
Best Male Blogs - naked men, gay porn, homo culture, queer blogs

Bain de soleil, à monter soi-même!

C'est à monter soi-même à condition d'avoir les fournitures manquantes, visserie...Produit acheter chez Cora...

Le bonheur, c'est de continuer à désirer ce que l'on possède

Le rédacteur en chef du «Monde des religions», auteur d’un nouveau «Petit traité de vie intérieure», philosophe et historien des religions, livre le fruit de trente années de recherches et d’expériences.
Ce touche-à-tout de Dieu, spécialiste des sagesses philosophiques ou religieuses, auteur de livres sur le Da Vinci code comme sur le bouddhisme, le christianisme ou le nomadisme spirituel, est depuis trente ans à l’écoute de nos aspirations profondes. La principale, aujourd’hui, à ses yeux: celle d’une vie intérieure digne de ce nom.
«A nous de prendre conscience que pour bien vivre, nous pouvons faire un travail sur nous, que nous pouvons faire de notre existence une œuvre d’art.»
A quelles attentes supposées de vos contemporains correspond votre «Petit traité de vie intérieure»?
Désormais, nous savons que posséder de plus en plus d’objets ne nous rendra pas heureux. Changer de voiture ou de téléphone portable nous fait plaisir dix minutes. Nous sommes d’éternels insatiables. Nous sentons aussi les limites de l’argent roi et des déséquilibres que cette logique produit sur le plan économique.
A côté de cela, beaucoup de gens sont déçus par la religion, attendaient d’elle qu’elle apporte des réponses aux questions du sens de la vie. Au lieu de cela, elle apparaît comme dogmatique, apportant des réponses toutes faites, décalées par rapport à l’évolution de la société. Qui plus est, créant violence et conflits.
Entre, d’un côté le matérialisme et de l’autre la religion dogmatique, les gens sont à la recherche d’autre chose, qui soit une réponse aux questions essentielles que tout être humain se pose.
Comment fonder sa vie sur de vraies valeurs? Comment être heureux, utile aux autres? Qu’est-ce qu’une vie réussie? Nous nous rendons compte que les signes intérieurs de richesse ont plus de valeur que les signes extérieurs.
Exister est un fait, vivre un art, écrivez-vous. Quelle différence?
Nous n’avons pas choisi de vivre. Nous sommes là. Mais après, à nous de prendre conscience que, pour bien vivre, nous pouvons faire un travail sur nous, que nous pouvons faire de notre existence une œuvre d’art.
Grandir dans la vertu, la maîtrise de soi, être capable d’avoir une vraie liberté intérieure, ne pas être mû par ses passions, ses addictions, être dans une relation harmonieuse avec les autres, sont des beautés que l’on peut développer.
Comment faire de sa vie une œuvre d’art?
On ne devient pas du jour au lendemain un grand philosophe. C’est le travail de toute une vie. C’est tout le message des stoïciens: il est très important d’accepter ce qu’on ne peut pas changer et de chercher à faire évoluer ce qui dépend de nous. C’est un travail quotidien.
S’observer – c’est le fameux «Connais-toi toi-même» de Socrate – et, à travers ce travail d’introspection, tenter de s’améliorer dans les domaines qui nous handicapent, nous rendent malheureux ou rendent malheureux les autres.
Quelles sont les clés de sagesse qui reviennent dans les philosophies et les spiritualités à travers les âges?
Vivre l’instant présent, par exemple. Y être attentif, ne pas être parasité par le passé ni angoissé par le futur. Une autre clé est la non-violence, que l’on retrouve dans toutes les sagesses.
On a tendance, lorsqu’on est agressé, à répondre spontanément par une autre agression, que ce soit un coup ou une parole blessante. S’ensuit un engrenage de violence néfaste que l’on regrette toujours.
Vous qualifiez Jésus de philosophe. Ne faites-vous pas de distinction entre les philosophes et les personnalités religieuses?
Le monde a beaucoup changé. Nous avons des voitures, des ordinateurs, des avions. Mais c’est anecdotique. Le cœur humain n’a pas changé. La psychologie humaine reste la même.
Quelle que soit l’époque, les hommes ont les mêmes désirs, peurs, aspirations. Le diagnostic de Bouddha sur ce qui fait le bonheur de l’être humain reste actuel et rejoint à sa manière celui de Socrate, Montaigne ou Spinoza.
Les grands sages de l’humanité, quelle que soit leur culture, qu’ils soient des philosophes rationnels ou des spirituels, vont dire à peu près la même chose sur les choses essentielles. On va trouver partout la nécessité d’être libre intérieurement, de ne pas être l’esclave de ses passions.
«Tout le monde sait très bien que le bonheur n’est jamais total et définitif, que l’on tend plutôt à multiplier les instants de bonheur.»
Les chrétiens vont parler de péchés, les bouddhistes de passions, mais ils parlent de la même chose. Après, les moyens qui vont être proposés vont différer. Les philosophes iront vers un travail rationnel de connaissance de soi, les bouddhistes vers des techniques de méditation et les chrétiens vers la prière pour se relier à Dieu.
Les courants religieux ou philosophiques dont vous parlez prétendent pourtant détenir la vérité et ne soutiennent pas, comme vous, que tout se vaut...
Ce qui rassemble les spiritualités et les philosophies, c’est la sagesse de vie. Ce qui les éloigne, ce sont les dogmes, les conceptions théoriques, abstraites.
J’ai fait dialoguer un moine catholique avec un lama tibétain: lorsqu’ils parlaient de Dieu, de l’absolu ou de la naissance du monde, c’était un dialogue de sourds. Mais lorsqu’ils évoquaient leur vie spirituelle, ils étaient d’accord en disant tous deux qu’il faut apprendre à se maîtriser, acquérir une liberté intérieure, vivre dans la compassion, éviter la violence...
Les religions ne divergent pas sur la connaissance pratique, sur les moyens pour l’être humain d’être plus en paix avec lui-même, mais en ce qui concerne la conception du monde. Soit sur l’éternité ou non de l’univers, l’existence d’un dieu créateur ou pas, sur la destinée de l’âme après la mort, etc.
Ce qui signifie que toutes les philosophies ou les religions se valent en matière de quête de la sagesse?
Non, certains courants ont davantage développé les aspects de sagesse de vie. C’est le cas du bouddhisme, puisqu’il ne s’intéresse pas de savoir si Dieu existe ou pas, si le monde est éternel ou pas, mais qu’il tente à la manière d’un thérapeute d’enlever la souffrance, de découvrir comment nous pouvons acquérir un bonheur stable.
C’est également le cas des écoles grecques de philosophie, que ce soit Socrate, l’épicurisme ou le stoïcisme, qui sont des sagesses orientées vers la recherche de la vie digne, du bonheur.
Et puis c’est l’objectif d’un certain nombre de philosophes modernes qui se sont inspirés de ces sagesses anciennes comme Montaigne, Schopenhauer ou Spinoza. Alors que les religions monothéistes, qu’elles soient juive, musulmane ou chrétienne, vont davantage mettre l’accent sur une définition globale du monde, l’observance de la loi divine, la relation à un Dieu extérieur.
D’où le succès immense du bouddhisme ces dernières années?
Tout à fait. Les gens ont vu les limites des religions monothéistes, qui donnent des règles mais ne nous aident pas forcément à vivre mieux. J’ai rencontré nombre de croyants déçus. Ce sont des gens qui sont en recherche d’une spiritualité qui leur permette simplement d’être plus en paix avec eux-mêmes ou avec les autres.
Faire de sa vie un art, donc apprendre à vivre. Mais qui donc peut nous apprendre à vivre?
On l’apprend seul! L’école et la famille nous apprennent davantage la vie extérieure que la vie intérieure, le savoir-faire que le savoir-être.
On nous apprend à nous comporter en société, à acquérir une connaissance du monde, des choses pratiques. Mais comment gérer nos contradictions intérieures, nos désirs, nos peurs, cela ni l’école ni la plupart du temps la famille ne le transmet.
Même si certains parents ont une bonne capacité à en parler, on ne trouve les réponses qu’en posant les questions, qu’en étant soi-même en cheminement.
Si ce n’est ni l’école ni les parents, qui donc nous aide sur ce chemin?
Il n’y a que nous-mêmes qui pouvons trouver ce qui nous convient. Les bons outils, les interlocuteurs adéquats, en fonction de sa personnalité, de sa complexité. Il faut faire ses expériences.
On peut lire des livres de philosophie, mais aussi des romans, qui sont un bon outil de connaissance de soi et incarnent bien les problèmes humains. Emma Bovary ou Julien Sorel sont des archétypes auxquels tout le monde peut s’identifier.
On peut rencontrer des philosophes, des lamas tibétains, des prêtres qui peuvent nous aider. Beaucoup de psychologues font un travail d’accompagnement qui répond à ces questions. Essayer la méditation, le yoga, la sophrologie, le choix est vaste. Et si cela nous parle, continuer.
Ce travail de connaissance de soi ne se fait pas en six mois. C’est le travail d’une vie. Il faudrait toujours avoir cela en tête, ne pas renoncer à cette question sous prétexte que le temps nous manque.
Vous n’hésitez pas à utiliser le mot «bonheur», qui, pourtant, est galvaudé?
Tout le monde sait très bien que le bonheur n’est jamais total et définitif, que l’on tend surtout à multiplier les instants de bonheur.
Le but est d’arriver à faire face aux difficultés de la vie en étant moins perturbé, en leur apportant une meilleure réponse. Et d’être en paix avec soi-même, de trouver une juste relation avec les autres. Les mots harmonie, paix ou souplesse remplacent avantageusement le mot bonheur!
Votre trajectoire personnelle est-elle celle d’un philosophe, d’un sage ou d’un croyant?
Je suis d’abord philosophe. A 15 ans, j’ai lu les Dialogues socratiques qui m’ont passionné et m’ont mis sur la route d’une sagesse pratique. Je me suis intéressé ensuite aux différentes spiritualités, notamment au bouddhisme, puis au christianisme. J’ai intégré tout cela.
Je me définis aujourd’hui comme un philosophe qui a intégré des techniques de méditation bouddhistes et qui est touché par la personne du Christ. Je n’ai pas de vérité toute faite. Je ne dis pas que le christianisme est la seule religion, je ne m’intéresse pas beaucoup aux discours du pape: il faut fuir les systèmes dogmatiques clos, se méfier comme de la peste des gens assis sur des certitudes.
Le monde reste fondamentalement inconnaissable. Tout est relatif sur terre. Ce qui n’empêche pas de se donner un certain nombre de repères, d’avoir des convictions qui ne sont pas des certitudes, des réponses provisoires qui nous aident à vivre et à progresser.
«Petit traité de vie intérieure». De Frédéric Lenoir. Plon, 210 p. (Source)

Grosse progression, aujourd'hui...


Aujourd'hui, 24°, plein soleil, nous sommes allés courir...Mon homme avec son appli. pour iphone 3, 2, 1 Run...Gros effort pour lui car depuis sa chute en balade dimanche matin, il a super mal dans la bas du dos. Moi, comme d'habitude...Alors d'abord, objectif : commencer plus doucement pour éviter le point de côté, donc de petites foulées et une grosse attention sur la respiration.

C'était ok, pour la respiration mais toujours pas à l'aise en course. Alors idée...courir pieds nus...et là, révélation...j'ai dit de grosses bêtises en prétendant qu'au début pas besoin de chaussures particulières, que des baskets en bon état pouvaient suffire. Pas vrai!
Pieds nus, j'étais super bien, à l'aise, une meilleure position de courses, des mouvements légers, des foulées agréables. Alors, attention, çà va sur un stade et sur un gazon épais, c'est bon pour un temps mais on sent bien les impacts sur les chevilles et les genoux, donc çà reste une expérience ponctuelle, et je pense que je vais devoir investir dans des chaussures de running. Je vous propose un comparateur de chaussures : ici.
Jambes épilées...;-), c'est moi..! Bientôt, je parlerai de l'épilation...
Mais je ne sais pas si je suis pronateur ou supinateur...;-), lire : ici
Mais alors pourquoi grosse progression...J'ai progressé comme d'habitude, alternance de courses et de marche, puis super à l'aise je suis parti pour un demi tour et une longueur de repos. Toujours bien, j'essaie un tour complet, je l'ai fait! Et à un bon rythme, puis une longueur de repos. Là, j'ai fait plusieurs fois un tour complet, au 3ème, je me suis dit : "soyons fou, on continue!", et là, j'ai finalement fait 5 tours sans m'arrêter! YES! Aucune douleur, bon rythme, bonne position, bonnes foulées. 
Courir pieds nus ou en chaussures minimalistes corrige les erreurs de posture et d'appuis occasionnées par les sensations des chaussures de sport classiques. Le mal de dos et les douleurs musculaires disparaissent par la pratique de la marche et de la course pieds nus. Pourquoi courir pieds nus ou en chaussures minimalistes ? Le pied libéré a une résistance aux chocs comparable à celle de la main. Les coups ne sont ni plus, ni moins douloureux. De plus, l'accès de l'air à la peau, l'aspérité du sol et la fraîcheur de l'eau nous rendent résistants aux refroidissements, aux mycoses et aux varices. Lire la suite ...ICI

Qu'est-ce que la philosophie?

Quelles que soient les réponses données, une question est posée, si fondamentale pour le philosophe : si, en accueillant l’existence historique, la philosophie ne peut plus se constituer selon les formules qui furent les siennes jusqu’à ce jour, si elle n’est plus la reine des sciences sculptée au portail des cathédrales ni la racine de l’arbre cartésien, si elle n’est plus la science de l’esprit et des énergies spirituelles, qu’est-ce que la philosophie ?

Le mot philosophie, pris dans son sens le plus vulgaire, enferme l’essentiel de la notion. C’est, aux yeux de chacun, une évaluation exacte des biens et des maux ayant pour effet de régler les désirs, les ambitions, les craintes et les regrets. Cette évaluation enferme une connaissance des choses, par exemple s’il s’agit de vaincre une superstition ridicule ou un vain présage ; elle enferme aussi une connaissance des passions elles-mêmes et un art de les modérer. Il ne manque rien à cette esquisse de la connaissance philosophique. L’on voit qu’elle vise toujours à la doctrine éthique, ou morale, et aussi qu’elle se fonde sur le jugement de chacun, sans autre secours que les conseils des sages. Cela n’enferme pas que le philosophe sache beaucoup, car un juste sentiment des difficultés et le recensement exact de ce que nous ignorons peut être un moyen de sagesse ; mais cela enferme que le philosophe sache bien ce qu’il sait, et par son propre effort. Toute sa force est dans un ferme jugement, contre la mort, contre la maladie, contre un rêve, contre une déception. Cette notion de la philosophie est familière à tous et elle suffit. Alain, Éléments de Philosophie.

Etant fils de Poros et de Pénia, l’Amour en a reçu certains caractères en partage. D’abord il est toujours pauvre, et loin d’être délicat et beau comme on se l’imagine généralement, il est dur, sec, sans souliers, sans domicile ; sans avoir jamais d’autre lit que la terre, sans couverture, il dort en plein air, près des portes et dans les rues ; il tient de sa mère, et l’indigence est son éternelle compagne. D’un autre côté, suivant le naturel de son père, il est toujours à la piste de ce qui est beau et bon ; il est brave, résolu, ardent, excellent chasseur, artisan de ruses toujours nouvelles, amateur de science, plein de ressources, passant sa vie à philosopher, habile sorcier, magicien et sophiste. Il n’est par nature ni immortel ni mortel ; mais dans la même journée, tantôt il est florissant et plein de vie, tant qu’il est dans l’abondance, tantôt il meurt, puis renaît, grâce au naturel qu’il tient de son père. Ce qu’il acquiert lui échappe sans cesse, de sorte qu’il n’est jamais ni dans l’indigence, ni dans l’opulence et qu’il tient de même le milieu entre la science et l’ignorance, et voici pourquoi. Aucun des dieux ne philosophe et ne désire devenir savant, car il l’est ; et, en général, si l’on est savant, on ne philosophe pas ; les ignorants non plus ne philosophent pas et ne désirent pas devenir savants ; car l’ignorance a précisément ceci de fâcheux que, n’ayant ni beauté, ni bonté, ni science, on s’en croit suffisamment pourvu. Or, quand on ne croit pas manquer d’une chose, on ne la désire pas. Je demandai : quels sont donc, Diotime, ceux qui philosophent, si ce ne sont ni les savants ni les ignorants ? - Un enfant même, répondit-elle, comprendrait tout de suite que ce sont ceux qui sont entre les deux, et l’Amour est de ceux-là. En effet, la science compte parmi les plus belles choses ; or l’Amour est amour des belles choses ; il est donc nécessaire que l’Amour soit philosophe, et, s’il est philosophe, qu’il tienne le milieu entre le savant et l’ignorant ; et la cause en est dans son origine, car il est fils d’un père savant et plein de ressources, mais d’une mère sans science ni ressources. Voilà, mon cher Socrate, quelle est la nature du démon. Platon, Le Banquet.

J’aurais voulu (…) expliquer ce que c’est que la philosophie, en commençant par les choses les plus vulgaires, comme sont : que ce mot « philosophie » signifie l’étude de la sagesse, et que par la sagesse on n’entend pas seulement la prudence dans les affaires, mais une parfaite connaissance de toutes les choses que l’homme peut savoir, tant pour la conduite de sa vie, que pour la conservation de sa santé et l’invention de tous les arts ; et qu’afin que cette connaissance soit telle, il est nécessaire qu’elle soit déduite des premières causes, en sorte que, pour étudier à l’acquérir, ce qui se nomme proprement philosopher, il faut commencer par la recherche de ces premières causes, c’est-à-dire des principes ; et que ces principes doivent avoir deux conditions : l’une, qu’ils soient si clairs et si évidents que l’esprit humain ne puisse douter de leur vérité, lorsqu’il s’applique avec attention à les considérer ; l’autre, que ce soit d’eux que dépende la connaissance des autres choses, en sorte qu’ils puissent être connus sans elles, mais non pas réciproquement elles sans eux ; et qu’après cela il faut tâcher de déduire tellement de ces principes la connaissance des choses qui en dépendent, qu’il n’y ait rien en toute la suite des déductions qu’on en fait qui ne soit très manifeste. Il n’y a véritablement que Dieu seul qui soit parfaitement sage, c’est-à-dire qui ait l’entière connaissance de la vérité de toutes choses ; mais on peut dire que les hommes ont plus ou moins de sagesse à raison de ce qu’ils ont plus ou moins de connaissance des vérités plus importantes. René Descartes, Les Principes de la Philosophie.

L'homme une créature

C’est-à-dire qu’il ne se suffit pas à lui-même, mais reste, par sa nature d’être créé, dépendant de Dieu, Etre incréé, maître de la vie et de la mort. Nier l’acte créateur de Dieu et la condition de dépendance de l’homme revient à couper l’homme de ses racines et à transformer radicalement le sens de la sa vie. 
L’homme est fait pour Dieu : il est capable de transcendance et ses besoins ne sont pas uniquement matériels. Chaque être humain est unique et digne de l’amour de Dieu, son Créateur ; il doit donc être respecté des autres hommes, quel que soit son état – malade ou en bonne santé, jeune ou vieux – et son aspect physique. Ainsi, l’homme ne peut être considéré comme un individu parfaitement interchangeable avec un autre et qui pourrait être le jouet des caprices d’un plus puissant que lui. 
Les rapports humains ne sont pas uniquement des rapports de puissance et d’argent. Les conséquences d’une telle vision de l’homme dans le domaine économique, social et moral sont multiples. « Dans la manière dont surgissent les besoins nouveaux et dont ils sont définis, intervient toujours une conception plus ou moins juste de l’homme et de son véritable bien. (…) Quand on définit de nouveaux besoins et de nouvelles méthodes pour les statistiques, il est nécessaire qu’on s’inspire d’une image intégrale  de l’homme qui respecte toutes les dimensions de son être et subordonne les dimensions physiques et instinctives aux dimensions intérieures et spirituelles. »
(Centesimus annus, n°36)
La dépendance de l’homme à Dieu entraîne qu’il ne peut se constituer comme maître de la vie et de la mort et qu’il ne peut en aucun cas décider ou modifier les lois naturelles : son intelligence est faite pour découvrir les lois que Dieu a inscrites dans la nature en la créant pour s’y conformer. C’est cette attitude d’humilité et de reconnaissance qui doit inspirer tout homme et plus particulièrement ceux qui ont le pouvoir ou une quelconque autorité. Toute autorité vient de Dieu.
C’est ce que rappelle Jésus à Pilate avant d’être condamné : « Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir s’il ne t’avait été donné d’En-Haut » (Jn 19, 11).

Hétérotopies

Dans le monde virtuel, les images occupent un espace fondamentalement autre, hétéro-topique, qui constitue une alternative par rapport aux lieux où nous vivons. On peut les comparer aux lieux consacrés ou interdits : cliniques psychiatriques, prisons, maisons de retraite et les cimetières sont, eux aussi, classés par Foucault dans ces "hétérotopies". Selon Marc Augé, la télévision, la vidéo et les images du monde virtuel fictionnalisent le monde. Les rêves, les images privées et les mythes sont menacés par ce tout fictionnel qui nous affranchit de toute référence au monde réel.

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Quelle couleur...



Adam Von Rothfelder by Dylan Rosser


Adam Von Rothfelder - by Dylan Rosser from Dylan Rosser on Vimeo.

Le lotus sur la poitrine d'Adam avec un coeur au milieu
Dans le bouddhisme la fleur de lotus est emblématique de Bouddha. Dans tout le monde indien on compte de très nombreuses peintures, sculptures et représentations de la fleur de lotus. Ceci est dû à la particularité unique du lotus qui est la seule plante aquatique dont la fleur est au-dessus de l'eau contrairement aux nénuphars et autres cousins dont la fleur flotte sur l'eau. Cette image, connotant la légèreté, de la fleur s'élevant au-dessus de la surface de l'eau rejoint celle de Bouddha si léger qu'il repose comme un chat au-dessus du sol.
La symbolique du lotus en bouddhisme relève encore du fait que la graine et la fleur apparaissent ensemble, il s'agit de la simultanéité de la cause (la graine) et de l'effet (la fleur) dans la loi de causalité de l'univers qui est l'un des concept majeur de la philosophie bouddhique. À cela il faut rajouter que le lotus puise sa substance vitale dans la boue pour s'épanouir, en effet, au-dessus de l'eau. Ainsi "la boue" représente les souffrances, les troubles, les désirs, qui sont le terreau même de notre épanouissement. Il est donc possible de transformer son karma par l'illumination, l'atteinte de la bouddhéité, grâce à notre éveil à la loi de causalité.
Toujours présent dans les autels domestiques et dans les temples, le lotus est à la fois ornement et offrande religieuse.

Peut-on en déduire qu'Adam veut signifier par là que c'est par un coeur ouvert aux autres que l'on s'extrait de la boue, de la souffrance, des troubles, des désirs, et que par-là nous atteindrons notre épanouissement...
Can we infer that Adam wants to signify that this is an open heart to others that we extracted from the mud, suffering, troubles, desires, and by then we will achieve our development ...

L'homme, le corps, l'image

 
Le corps est le lieu des images. C'est une sorte d'organe vivant qui les stocke et les anime. A travers l'évolution des images ou leurs substituts (par exemple un masque ou le traitement des ombres en peinture), on peut suivre les métamorphoses du corps. A l'inverse, tout changement dans la façon d'envisager le corps, toute modification des médiums-supports utilisés, entraîne une modification de la conception de l'image.La collection d'images léguée par l'histoire montre que la vision que l'homme se fait de lui-même est instable. Quand nous donnons à voir notre corps, nous y incarnons une idée. Par exemple, les chrétiens qui rejetaient l'anthropocentrisme de la culture antique déniaient le corps. Avec la relique, ils ont instauré un culte des ancêtres d'un nouveau genre où le corps en fragments (les crânes ou éléments de squelettes qui avaient été conservés) était l'indice d'une crise qui ébranlait le rapport entre image du corps et image de l'homme. Cette crise persiste aujourd'hui dans la culture européenne. On investissait l'empreinte du corps de Jésus (le linceul de Véronique ou le Saint Suaire de Turin) de la même évidence que nous accordons aujourd'hui à la photographie. Dans son image, c'est le Dieu invisible qui était rendu visible. A la Renaissance, le corps représente doublement l'homme : comme figure anatomique, et comme statue relevant d'une maîtrise géométrique et esthétique. Les artistes désirent connaître sa vérité. Ils la recherchent dans les proportions idéales, des rapports de grandeur analogues à ceux d'un temple. Mais dans la figure vitruvienne, comme l'a montré Léonard de Vinci, l'homme comme mesure de toutes choses est aussi l'homme dans les limites immanentes de son corps. Le corps naturel se fait l'agent et le délégué du sujet. A notre époque, le corps ne peut plus être représenté par une image unique. Il est pris dans un balayage qui fournit constamment des images externes, comme au cinéma, et les restitue par association et réminiscence. Entre l'image et le corps, il y a crise; mais pour autant l'image numérique ne diffère pas des autres images. Elle aussi est perçue par le corps. Quels que soient les dispositifs et agencements utilisés, l'homme est le seul lieu où les images soient perçues et interprétées dans un sens vivant. Par les images qu'il fabrique, il se distingue des autres êtres vivants, et il se distingue aussi des autres civilisations. Il s'affirme comme être culturel par les images.Le corps est un lieu de cette sorte. Les images sont produites et reconnues au contact du corps. A l'extérieur, ce sont des offres visuelles. A l'intérieur, elles peuvent être fugaces. Nous les oublions et nous nous en ressouvenons à l'improviste. Elles sont rattachées aux expériences que nous avons vécues, qui laissent derrière elles une trace invisible. Il est insuffisant d'en donner une description technique ou esthétique, car elles sont anthropologiques. Chaque homme est fondateur et héritier d'un patrimoine iconique, il est engagé dans un processus dynamique de transformation et d'interprétation des images. Les images peuvent être transmises, survivre ou périr. Elles peuvent être préservées par des institutions ou des personnes. Elles peuvent être changeantes ou immuables, être oubliées et ressurgir. On peut y croire ou les refuser, les vénérer, les craindre ou ressentir du dégoût. Ce sont des structures à la fois individuelles (le rêve), collectives (le mythe) et fictives. Chargés de leur histoire personnelle, les corps singuliers disséminent les traditions. Même une civilisation technique mondiale passe par eux. Mais ces corps, comme lieux des images, sont aussi collectifs. C'est un théâtre habité par des images d'origines inconnues. Dans un portrait, le visage est une partie d'un corps naturel. La ressemblance comble la distance qui sépare le portrait du corps vivant. Elle affranchit le corps de la hiérarchie sociale et en fait le support d'une personne. L'oeuvre est comme un deuxième corps qui prend la place du corps véritable. Il cherche notre regard, comme le ferait un corps vivant devant un autre corps qui le fixe. Le portrait n'est pas seulement un document, c'est un médium du corps. Ce corps mortel ne devient immortel que par la participation active du [futur] spectateur. Ce dernier est incité à dépasser la surface plane du médium et projeter ainsi son regard au-delà du panneau. C'est une nouvelle conception du corps qui modifie la conception de l'image qui avait été en vigueur jusqu'alors. Dans le visage ainsi contemplé, un dualisme intérieur/extérieur est révélé. Une vie intérieure s'empare du corps individuel comme d'un nouveau champ qui aboutira à la figuration du sujet. Les prétentions immuables du corps social sont déclarées caduques. De nouveaux rôles sont définis, dont il n'y a pas de représentation directe.
L'humanisme a utilisé la description du corps comme antithèse aux conceptions qui avaient prévalu jusqu'alors. Toute vie individuelle qui prétend à l'autonomie a pour horizon la mort. Le visage vivant du portrait s'oppose à son visage anonyme (le crâne); mais il est aussi un masque. Derrière ce masque, le moi est incertain et fluctuant. Il construit son caractère et son identité à partir de ses affects et de son tempérament, en jouant différents rôles que la généalogie ne suffit pas à déterminer. Après sa mort, quel est le moi qui sa cache derrière ce portrait vivant? Quelqu'un a vécu autrefois dans ce corps, que l'"expression" du tableau évoque, et dont on entend conserver le souvenir. Il survit par son oeuvre et aussi par ce portrait. Ce portrait peut être reproduit, multiplié comme une oeuvre écrite. Le corps, qui est un double mortel et visible du moi (une image), devient médium. C'est le moi qui assume l'identité sociale du sujet. C'est au moi que le portrait doit "ressembler". Pour éviter que le corps et le moi ne se dissocient, la reproduction du corps en image ne suffit pas, il faut aussi un acte de parole, une mise en scène, une rhétorique transmise au spectateur. Dans le monde virtuel, les images occupent un espace fondamentalement autre, hétéro-topique, qui constitue une alternative par rapport aux lieux où nous vivons. On peut les comparer aux lieux consacrés ou interdits : cliniques psychiatriques, prisons, maisons de retraite et les cimetières sont, eux aussi, classés par Foucault dans ces "hétérotopies". Selon Marc Augé, la télévision, la vidéo et les images du monde virtuel fictionnalisent le monde. Les rêves, les images privées et les mythes sont menacés par ce tout fictionnel qui nous affranchit de toute référence au monde réel.
Mais le monde virtuel ne fait appel à aucun au-delà de l'image. Ce sont toujours des images, même si elles sont interactives. Nous glissons toujours dans chacune d'elles notre part personnelle, même si elles se multiplient. Même si la réalité virtuelle élargit quantitativement et qualitativement ses territoires, même si les usagers croient changer d'identité ou s'ils sont représentés par le texte, c'est le corps lui-même qui produit l'impression que la conscience se détache.
Une existence sociale qui n'est plus assujettie à des lieux réels devient imaginaire. Le sujet entre en correspondance avec d'autres par ses facultés imaginatives. Il s'incarne en image, comme on le faisait dans le culte des morts.


Prêts pour votre série de pompes matinales?

Soyez attentifs à la position des mains et pensez à gainer les abdominaux pour ne pas creuser les dos...allez courage,...le plus dur c'est de se lancer...

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