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jeudi 23 août 2012

Harry, Clin d'oeil


Une bonne douche en fin de journée


Camille Lacourt...

Autant dire qu'il est plutôt bien taillé. Pas autant que moi mais bon (grosse blague). Camille Lacourt est aussi le l'éphèbe de la natation mondiale . Autant dire qu'il a l'habitude d'afficher son beau corps musclé à souhait. C'est facile aussi quand on n'a que ça à faire nager dans une piscine toute la journée. 


Je vous l'accorde la publicité est vraiment niaise…Mais bon il suffit de couper le son et là alors vous aurez le souffle coupé devant le magnifique corps, digne des plus grandes sculptures grecques, de Camille Lacourt .

Texte inspiré de Melty et d'une requête "Camille Lacourt, Barefoot"

James Franco, Cruising....en Français "La chasse"

Un jeune policier hétérosexuel enquête dans le milieu gay sado-masochiste new-yorkais sur des meurtres d'homosexuels.
New York. Deux homosexuels se font sauvagement assassiner. L'inspecteur Edelson, convaincu d'avoir affaire à un tueur en série, demande à Steve Burns, jeune policier au physique proche des victimes, d'infiltrer le milieu SM gay afin de découvrir le coupable. Steve ne part pas sans appréhension. Quoique Nancy, son amie, l'interroge, il garde le mutisme qui est de règle. Installé dans un appartement des quartiers réservés, sous l'identité de John Forbes, le policier sympathise avec son nouveau voisin Ted Bailey et traîne la nuit dans les boîtes homosexuelles cuir moustache, à la recherche de quelques indices.
Mais sa présence n'empêche pas deux nouveaux meurtres : l'un dans Central Park et l'autre dans une cabine de projection d'un film pornographique. Soupçonnant un nommé Skip Lee, Steve l'attire dans un hôtel où ses collègues policiers interviennent pour arrêter les deux hommes. Mais le piège tendu était inutile : Skip, après un interrogatoire humiliant, est disculpé par ses empreintes. Peu après, Edelson transmet à Steve les portraits des étudiants de Lukas (l'une des victimes) et le jeune policier y reconnaît l'un de ceux qu'il aperçoit dans les boîtes, Stuart Richards. Steve commence une filature et découvre chez l'étudiant des indices probants. Il le drague dans un parc, et au moment où celui-ci sort son couteau, Steve, plus prompt, le blesse. L'assassin est enfin pris.

Quelques jours après, on retrouve le corps de Ted, sauvagement assassiné, dans son appartement. Edelson se rend compte qu'il était le voisin de Steve. Le film se termine sur les images de Steve, qui s'est réinstallé chez sa petite amie. Il se rase, le regard dans le vague, alors que Nancy découvre sa tenue cuir et l'essaie.


Le film célèbre, qui présentait de vrais participants S & M participants comme figurants et des représentations explicites de sexe gay en public, est considéré comme choquant graphiquement, même par rapport aux normes d'aujourd'hui. Le résultat de cette nouvelle collaboration - Croisière James Franco - a été tourné sur une période de deux jours. 

Avec "Croisière" James Franco pourrait marquer un bond en avant significatif dans la carrière de l'acteur qui cherche à repousser ses limites . 
















James Franco's Cruising may mark a significant leap ahead in just how far its star is looking to push the envelope. http://www.hollywoodreporter.com/

The notorious movie, which featured real S&M participants as extras and explicit depictions of public gay sex, is considered shockingly graphic even by today's standards. The result of this latest collaboration -- James Franco's Cruising -- was filmed over a period of two days. The first cut features "real gay sex in it," Travis says, just as Franco, who plays himself in the film, had instructed. 
The actor previously starred in Milk with Sean Penn (pictured) and Howl. James also directed the gay bio-pic The Broken Tower and released the queer short The Feast of Stephen. He also dressed in drag for the cover of Candy magazine.

While he seems to have a serious and vested interest in gay culture, Queerty asks if he is trying to "champion an underrepresented facet of society or just cashing in on his appeal."

Mathews' experience on "James Franco's Cruising" left him feeling inspired. "We didn't have the luxury or the curse of all this time. No time to worry or ruminate, just enough time to do the minimal amount of planning to make sure it all happened. It was great for me to see that I worked well under those conditions. I love that blurry space between something that's staged and has a certain level of scripting and direction. It made me want to revisit a bunch of different projects that I had thought of and reimagine them in a way that would be less of an arduous pre-production/production process."

Mathews hopes to debut the final cut in early 2013. An installation version of the footage will play at a group show in a gallery beginning September 12.
Lire dans Têtu

De retour de 2h15 de VTT...

Là, c'est pas moi....hi hi...!

19°C, au levé, ce matin, çà fait du bien...


Pornographie et/ou érotisme...


Ce post m'est soufflé par un message des webmasters de France-Bisexualité, Info, qui font remarquer que sur mon blog, on trouve parfois quelques "fesses" et pas de "queue", à mieux y regarder, il y en a au moins une...;-)...et récente...



La pornographie est une « représentation complaisante de sujets, de détails obscènes, dans une œuvre artistique, littéraire ou cinématographique ». Au XVIIIe siècle et XIXe siècle, la pornographie désignait plus spécifiquement les études concernant la prostitution. Définition qui se retrouve dans son étymologie, le mot pornographie dérivant du grec ancien πορνογράφος / pornográphos, lui-même un dérivé de πόρνη / pórnê signifiant « prostituée » et de γράφω / gráphô, qui signifie « peindre », « écrire » ou « décrire ». Le terme se confond aujourd'hui avec sa perception à travers le prisme des films pornographiques : soit d'une représentation d'actes sexuels ayant pour objectif d'exciter sexuellement le spectateur. Ainsi, l'actrice Tiffany Hopkins la définit comme « avant tout un objet de divertissement qui a pour finalité la masturbation ».

Mon blog amène-t-il à la masturbation?

Une immense industrie de consommation de la pornographie est apparue grâce à l'utilisation des cassettes vidéos, des DVD, et d'Internet. La pornographie amateur est également devenue très populaire et se distribue gratuitement via internet.
André Breton avait pour formule : « La pornographie, c'est l'érotisme des autres », afin de démontrer simplement que ce qui choque l'un en s'apparentant à de la pornographie peut être toléré par un autre et s'inscrire plus élégamment dans l'érotisme - ceci valant pour des individus, des temps ou des civilisations. Comment mieux illustrer cette question qu'à travers la perception du fameux tableau de Gustave Courbet, L'Origine du monde. Ce terme peut donc apparaitre comme reposant en négatif sur la frontière aussi morale que fluctuante de l'érotisme.
Depuis les années 1970 et son assimilation à la production de films X, la pornographie est à la fois portée par le milieu de la contre-culture et décriée par ses opposants comme une industrie du sexe plus intéressée par un intérêt mercantile de nature mafieuse (légalement proche du proxénétisme) que par une quelconque expression de la Révolution sexuelle. Devant le constat d'une importante dissymétrie homme/femme (acteur/spectateur, relation à l'homosexualité…), un rapprochement de la pornographie et de la prostitution peut s‘établir : non seulement dans les formes de représentation féminine mais aussi dans un mode d'exploitation financier et physique du corps féminin. Ceci permet alors de différencier plus explicitement les domaines du comportement sexuel, de l'érotisme et de la pornographie.
De même, si certaines personnes acceptent en dehors d'une logique sexuelle la représentation des parties intimes de l'être humain, comme les naturistes, elles ne peuvent accepter la représentation réaliste de l'acte sexuel - pour des raisons très variables, allant de la pudeur à l'association de l'acte sexuel à quelque chose de honteux ou de bestial, qui tend à abaisser la dignité de l'Homme (argument auquel on peut opposer celui de l'acte de se nourrir que nous partageons aussi avec les animaux et que l'on élève plus aisément au rang d'art, contre-argument auquel on peut opposer la défécation que nous partageons avec les animaux et que nous ne pratiquons pas en public). Mais pour d'autres, ce n'est pas l'acte qui est honteux, mais le fait de s'exhiber et de se livrer au désir d'autrui en niant ainsi sa propre dignité humaine (on s'abaisse à n'être qu'un moyen de satisfaction). Dans ces cas, la pornographie est alors synonyme de vulgarité ou d'obscénité.
En France, l'article 227-24 du Code pénal édicte que « le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu'en soit le support un message à caractère violent ou pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine, soit de faire commerce d'un tel message, est puni de trois ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende (375 000 euros pour les personnes morales) lorsque ce message est susceptible d'être vu ou perçu par un mineur. » Depuis 1994, l'outrage aux bonnes mœurs n'est constitué que si le message pornographique atteint les mineurs. Vendeurs de presse et loueurs de vidéo doivent masquer les magazines et DVD érotiques ou pornographiques, ainsi que vérifier l'âge de leur clientèle. Les films pornographiques télévisés ne sont disponibles que sur des chaînes payantes. Les décodeurs sont munis d'un système de verrouillage, nécessitant un code pour l'accès à ces programmes. Les fournisseurs d'accès internet proposent des logiciels de contrôle parental, permettant d'interdire l'accès aux sites contenant certains mots-clés.
Les détracteurs de la pornographie lui reprochent de nier la subjectivité humaine, de détruire les relations sentimentales à l'autre en en faisant l'instrument d'un plaisir insatiable. Ce caractère insatiable du désir mis en scène, dans la surenchère des signes de la jouissance (hurlements orgasmiques, frénésie des pulsions, multiplication presque sans limites des partenaires, réduction de l'être humain à la seule pulsion sexuelle) marqueraient paradoxalement l'absence totale du désir : en effet, désirer, c'est désirer quelqu'un ; l'élimination de la dignité d'autrui, par des pratiques de domination, anéantit le corps en le transformant en « viande » à consommer, alors que c'est cet être que l'on désirait.
Certains précisent que la pornographie brise l'idée même de l'intimité en voulant que tout soit absolument visible, alors que l'intimité est par définition ce que l'on montre à très peu, ou bien même ce qu'on ne peut absolument pas dévoiler. Ce serait alors un refus de l'autre comme autre, une vision caricaturale et en cela un manque fondamental de respect. La pornographie refuserait par l'obsession de l'image et de la visibilité ce qui en l'autre reste toujours en partie inaccessible, distant, c'est-à-dire différent. Elle rendrait le rapport intime formaté, ou encore "prévisible". Sans doute qu'une certaine peur de la relation peut permettre de comprendre cette attitude, mais sans l'excuser. Sans être le mal absolu, la pornographie cinématographique serait le symptôme d'une difficulté réelle mais mal surmontée.
Les détracteurs de la pornographie dénoncent une banalisation de la pornographie dans la société actuelle. Ils considèrent que cette banalisation est caractéristique de la passivité des spectateurs qui l'acceptent sans aucune conscience morale ; ils avancent parfois cette citation de Fiodor Dostoïevski : « L'Homme est une ordure, il s'habitue à tout. » (Crime et Châtiment).
Alexandre Soljénitsyne pensait que « on asservit bien mieux les peuples avec la pornographie qu'avec les miradors ».
Certains s'opposent à ces arguments considérant que ces discours ne s'appuient sur aucune donnée fiable sur les spectateurs de pornographie. Ainsi que le note Virginie Despentes : « Les articles et ouvrages consacrés au genre sont extraordinairement nombreux. Les études sérieuses le sont moins, on se donne rarement la peine d'enquêter sur les réactions des hommes qui consomment du porno. On préfère imaginer ce qu'ils ont dans le crâne que poser directement la question ».

Les processus neurobiologiques mis en jeu lors d'une activité pornographique existent également, en partie, chez l'animal :
« La perception et la représentation de l’activité sexuelle possèdent aussi, comme chez l’animal, un effet d’augmentation de la motivation, si bien que la pornographie met en jeu des mécanismes élémentaires communs à l’animal et à l’homme. »
L'être humain cherche, dans ses activités sexuelles, à maximiser le plaisir érotique. Les images pornographiques, plus chez l'homme que chez la femme, augmentent l'excitation sexuelle et l'intensité des plaisirs érotiques.

L'érotisme se différencie de la pornographie en ce que la pornographie se définit par ce qui est montré (c'est-à-dire la relation sexuelle humaine montrée explicitement) tandis que l'érotisme se définit par ce qui est ressenti (c'est-à-dire l'excitation sexuelle). La pornographie n'est donc pas un érotisme plus « corsé ». Elle appartient à un autre domaine sémantique. Il arrive que la pornographie et l'érotisme se confondent (la pornographie étant « un moyen » pour atteindre « un but » : la sensation érotique, l'excitation), comme il arrive qu'ils n'aient rien à voir. Exemples :
  • Érotisme sans pornographie : une attitude, une posture ou un geste d'une personne qui, bien que vêtue et ne faisant rien de particulièrement « sexy », provoque chez un observateur une excitation.
  • Pornographie sans érotisme : des films pornographiques qui laissent le spectateur indifférent (pour beaucoup de gens, des corps interagissant de façon mécanique, sans rien exprimer et sans ressenti ne provoquent rien) ou des œuvres artistiques qui utilisent la pornographie comme un moyen esthétique (voir certains travaux de H. R. Giger).
  • Pornographie avec érotisme : ces mêmes films pornographiques, sur un autre public (ou alors réalisés différemment, avec un certain talent de mise en scène ou d'interprétation par exemple) peuvent tout à fait créer une excitation sexuelle.
Dans le langage courant cependant, le terme de « pornographie » n'est souvent perçu que comme une intensification de l'érotisme - voir par exemple la presse TV et la façon dont elle classe les films : un film « érotique » ne montre pas les organes sexuels (contrairement à un film « pornographique ») sans toutefois être forcément « érotique », c'est-à-dire apte à provoquer l'excitation chez le spectateur. Il est aussi parfois vu comme une perversion de l'érotisme, ce dernier étant jugé plus noble et plus fin car ne montrant pas des parties du corps supposées obscènes. Cette confusion vient du fait que la plupart des œuvres pornographiques sont faites avant tout pour provoquer des sensations érotiques.
Les termes anglais de « soft » et « hard » sont alors utilisés pour différencier la valeur de ces deux termes que l'on met dans le même domaine sémantique, l'érotisme étant « soft » et la pornographie « hard ». Comme la distinction entre « soft » et « hard » reste propre à l'appréciation de chacun, il est clair que l'utilisation dans le langage courant des termes de « pornographie » et « érotisme » rend difficile et souvent confuse toute analyse du sujet.
Socrate reliait étroitement le thème de l'Eros et celui de la vérité, de nature divine.
Selon Georges Bataille, il n'y a érotisme que pour un individu fini, centré sur lui-même, et qui se sent pourtant poussé à se fondre, au risque de s'y perdre, en une communauté avec autrui, communauté charnelle, communauté du sentant et du senti, écrit Lévinas pour décrire la proximité sensible des corps, c'est-à-dire la volupté. L'érotisme doit beaucoup à la curiosité, ou plutôt la fascination, pour un corps fait autrement que le nôtre.
Plus profondément, l'érotisme est la promesse de la coïncidence, pourtant impossible sinon charnellement, entre ces deux mondes que sont deux personnes distinctes (voir Le Banquet de Platon et le discours qu'il met dans la bouche d'Aristophane).
Ainsi, l'acte amoureux participe de la profanation. L'érotisme est une joute, où il s'agit d'amener l'autre à sortir de son retrait, à s'exposer. La caresse serait selon Sartre une véritable incantation. Elle invite le partenaire à investir son corps, à être son corps, à s'offrir, non comme pure chair, mais comme chair habitée par une personne, une liberté. Mais, note Michel Leiris, « tenir le sacré » c'est «finalement le détruire en le dépouillant peu à peu de son caractère d'étrangeté».
Toujours dans Le Banquet de Platon, on voit Socrate expliquer que l'érotisme vise plus haut que la communauté et la complémentarité des amants, qu'il fait signe vers le Vrai.
Comme la religion, l'érotisme confronte l'individu à une puissance créatrice qui le dépasse. Moins peut-être Dieu, ou l'Idée du Beau, que la vie, la sexualité au sens biologique du terme, la reproduction.
Sacrée, la sexualité est à la fois effrayante et attirante. Selon Bataille, elle n'est pas tant immorale qu'elle ne suspend la morale individuelle au nom de la vie et de l'espèce. L'érotisme a ceci de commun avec la mort qu'il réfute la fermeture sur soi de l'individu, fermeture à laquelle il doit sa conscience et son moi. La pulsion sexuelle, liée à la reproduction, dépasse l'horizon de l'instinct de conservation. L'individu ne se reproduit pas parce qu'il est mortel, il est mortel afin que la vie puisse se renouveler.

Propos trouvé sur internet, avec la requête "Un blog doit-il être pornographique pour être populaire?"

"Un nu, quel qu'il soit, n'est jamais obscène en soi : l'obscénité, comme la beauté, est dans l'oeil de celui qui regarde. Secundo, il ne faut pas confondre nudité, obscénité et pornographie. La pornographie résulte d'un désir délibéré de son auteur de provoquer l'émoi sexuel chez le spectateur... ou le lecteur et éventuellement, de lui suggérer plus ou moins ouvertement les "manoeuvres" (au sens premier du terme...) destinées à "évacuer" les tensions engendrées par cette pornographie ; laquelle ne peut être condamnable que si elle engendre ces tensions chez des êtres qui ne sont en état ni de la comprendre, ni de la gérer, ni en âge de l'assumer en toute conscience. C'est pourquoi elle doit rester interdite aux mineurs. Tout le reste n'est qu'hypocrisie. Maintenant, il y a des tas d'interprétation possibles. Sinon permise, quant à elles !"
A suivre...





Le lobby gay...

Le "lobby gay" : mythe ou réalité ?
Lobby, lobbies (nom masculin) : groupe de personnes qui font pression sur un gouvernement et tentent d'influencer sa politique. Telle est la définition la plus courante du mot. Pour l’anecdote, on attribue sa popularisation à Ulysse Grant, président des Etats-Unis d’Amérique, qui s’était installé à l’hôtel « le Willard » lorsque la Maison Blanche avait été ravagée par un incendie, quelques années avant son élection en 1869. Tous ceux qui avaient quelque chose à lui demander déambulaient dans le lobby (le hall) de l’hôtel afin de l’apercevoir et tenter de lui parler.
Ces dernières semaines, on a beaucoup entendu parler de « lobby gay » … Nous n’allons pas revenir sur l’actualité. Ce n’est pas le sujet de cet article. Ce fameux « lobby gay » est-il un mythe ou une réalité ?

UN « LOBBY » PUISSANT ?
C’est certainement Christian Vanneste, ancien député UMP, qui a le plus souvent utilisé le terme de « lobby gay » depuis 2004, année à partir de laquelle il a commencé à s’intéresser davantage aux revendications des homosexuels. D’ailleurs, il cultive une réelle obsession qui, à certains moments, est devenue une forme de paranoïa aigüe. Dans un récent billet publié sur le site chrétienté.info, intitulé « la suffisance du lobby gay », l’ancien parlementaire récidive sur ce thème qui lui semble cher. Aujourd’hui retraité, il ne fait plus beaucoup parler de lui. Son blog de « député honoraire » n’attire pas grand monde. Il y a quelques jours, il a répondu à la question d’un des rares lecteurs de son blog qui lui demandait ce qu’était le « lobby gay ». D’après lui, c’est un « un réseau associatif largement subventionné par l’Etat et les collectivités territoriales, ensuite des financeurs des partis ou des personnalités politiques, enfin des personnes placées à des postes stratégiques des pouvoirs et de la communication, avec une capacité d’influence sur l’opinion considérable. » Mais à le lire, il s’agirait donc d’un mouvement puissant, organisé et disposant de ressources financières très confortables !
Justement, nous allons en venir aux avancées « spectaculaires » qui ont été obtenues par cette « pieuvre tentaculaire » depuis 30 années :
- l’obtention d’un PACS qui n’a jamais répondu aux aspirations des homosexuels et qui est destiné à l’ensemble de la population,
- Une loi contre la discrimination,
- Un espoir d’égalité, avec l’ouverture du mariage et de l’adoption pour les couples de même sexe qui devrait voir le jour au premier semestre 2013.
La démonstration est faite. Que de maigres résultats pour un lobby que l’on dit puissant !

UN « LOBBY » MEDIATISE ?
Ces dernières semaines, l’Eglise catholique de France, qui mène un combat d’arrière-garde contre les réformes sociétales qui vont être engagées par le gouvernement, n’a cessé d’occuper le devant de la scène médiatique. Journaux, télévisions, radios… tout y est passé ! Avez-vous entendu ou lu des représentants d’associations LGBT dans ces mêmes médias ? Non, pas le moindre du monde ! Juste quelques petits passages qui n’excédaient pas plus de deux minutes et ils étaient très rares ! Et dans la presse, on peut faire le même constat. Un responsable associatif m’avait fait la confidence qu’il n’avait pas réussi à obtenir le moindre intérêt de la part des médias qui avaient été sollicités à de nombreuses reprises !
L’influence que l’on prête au « lobby gay » dans le domaine médiatique et de la communication semble être inexistante !

UN « LOBBY » LARGEMENT SUBVENTIONNE ?
Là encore, il s’agit d’une légende largement répandue. N’hésitez pas à contacter les services publics de votre ville, département ou région pour vous rendre compte que les associations LGBT ne sont pas les mieux loties dans ce domaine. De nombreuses structures associatives ont beaucoup de difficultés à équilibrer leur budget, par manque de moyens financiers. Et il y en a peu qui disposent d’un personnel salarié… Tout repose essentiellement sur le bénévolat.
A travers ces quelques exemples, chacun pourra se forger une opinion. Cet article n’a pas la vocation d’être « parole d’évangile ». De nos jours, on a trop tendance à voir des lobbies un peu partout, en particulier là où il n’en existe pas. Existe-t-il un « lobby gay » ? Certainement pas ! C’est juste un prétexte pour pointer du doigt les aspirations à l’égalité des personnes LGBT qui tendent àvivre comme des citoyens à part entière. Mêmes devoirs, mêmes droits.

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