Voici comment Mgr Barbarin relègue les catholiques dans les bas fonds de la bêtise!
L'archevêque de Lyon a mis en garde contre le projet de loi du gouvernement qui ouvrirait selon lui la voie à la «polygamie» et à «l'inceste».
«C'est une rupture de société», estime le cardinal...C'est Vrai! Il était temps...
«Après, ça a des quantités de conséquences qui sont innombrables. Après, ils vont vouloir faire des couples à trois ou à quatre. Après, un jour peut-être, l'interdiction de l'inceste tombera», précise-t-il. Qui "Ils"? Et cet homme est un intellectuel, alors qu'est-ce que cela aurait été, si cela n'avait pas été le cas!
«Un mariage, c'est un mot qui veut dire rempart, pour permettre de protéger au mieux le plus fragile de la société, c'est-à-dire une femme qui donne la vie à un enfant, que toutes les conditions soient établies pour que ça se passe dans les meilleures possibilités», s'explique hypocritement, Mgr Barbarin.
Le mariage est à la fois un acte personnel et un acte social. Il a une portée mixte, à la fois institutionnelle et contractuelle. Cette union peut être civile lorsqu'elle est actée par un officier d'État civil mandaté par l'État ou religieuse lorsqu'elle est actée par le prêtre d'une religion.
En tant qu'il scelle une union durable, le mariage peut être mis au service de fins politiques (établir des alliances entre lignées ou tribus, sceller la paix entre deux royaumes...) ou économiques (transférer des biens, obtenir un capital, une dot...). Donc pas seulement la protection du plus fragile...
Le mariage accomplit des fonctions sociales et politiques. Claude Lévi-Strauss avait montré dans Les Structures élémentaires de la Parenté que le mariage est l'institution qui permet l'échange des femmes entre deux groupes consanguins, c'est-à-dire issus d'un même ancêtre, afin d'entretenir par l'alliance l'effacement progressif des liens de parenté qui finirait par en faire des groupes étrangers, puis des peuples ennemis. Dans cette optique l'interdit de l'inceste n'est pas tant l'interdiction de coucher avec sa sœur ou sa fille, que l'obligation de les offrir à une autre famille ou à un autre clan. On comprend bien ce processus d'extension des solidarités avec le cas bien connu des rois qui devaient épouser des princesses étrangères afin d'initier ou d'entretenir l'amitié entre leur peuple et les autres peuples. La conclusion d'une paix avec des peuples ou des familles ennemis était toujours assortie d'une alliance matrimoniale, comme celui de Rollon, le chef des Nordmans, avec une fille de Charles le Simple, ou de Clovis avec la fille du roi des Burgonde, alliance dont le préalable était une conversion religieuse.
L'anthropologue et philosophe René Girard, estime que la règle unique des prescriptions matrimoniales est le renoncement par les familles nucléaires de leurs filles : le but de ce commerce est la pacification par la suppression d'une cause de rivalité.
La loi du 20 septembre 1792 instaure le mariage civil, enregistré en mairie, qui devient le seul valable aux yeux de la loi.
De ce fait, le mariage peut être réduit à son simple aspect d'acte civil homologué par l'autorité administrative, sans y ajouter aucune dimension sacrée, sociale ou religieuses. Cette tendance s'inscrit dans la tendance à la séparation entre les pouvoirs de l'Église et ceux de l'État dans les sociétés occidentales. Les États souhaitant affirmer leur légitimité au sein de la population, la plus grande partie des institutions structurant l'ordre social sont devenues laïques : l'éducation, le droit, la science, etc.
Les autorités religieuses ont l'interdiction de procéder à des mariages religieux sans s'être assuré que le couple a préalablement été marié civilement.
Que Dieu lui pardonne...















