mercredi 13 février 2013
Zidani...Je l'aime!
Publié par
Narcissius de Thespie
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19:18
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Zidanie
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Lecture du texte d'Aristote présentant les 4 causes, dans la Métaphysique
Profitez de la lecture...ci-dessous...Je fais ce que je peux pour vous rendre la "tâche", plus facile, non? Tranquille, bien au chaud quelque soit l'heure de la journée...;-)
L'ironie socratique
Elle consiste, pour le philosophe, à feindre l’ignorance afin d’exposer la faiblesse de la position d’une autre personne et lui en faire prendre conscience. L'ironie de Socrate n'est pas seulement de feindre l'ignorance, elle consiste également à feindre reconnaître les compétences que son interlocuteur prétend avoir. Ces flatteries incitent ce dernier à étaler son supposé savoir, ce qui permet à Socrate de révéler l'ignorance par une méthode d'interrogation réfutative. Une telle ironie survenait particulièrement dans l’ignorance assumée adoptée par Socrate, comme méthode de dialectique : « l’ironie socratique ». Cette ironie particulière implique un aveu de l’ignorance, qui travestit une attitude sceptique et désengagée, vis-à-vis de certains dogmes ou opinions communes qui manquent d’un fondement dans la raison ou dans la logique. La suite de questions naïve de Socrate révèle point par point la vanité ou l’illogisme de la proposition, en ébranlant les postulats de son interlocuteur, et en remettant en cause ses hypothèses initiales.
Relire : SOCRATE
Publié par
Narcissius de Thespie
à
13:37
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L'ironie,
Socrate
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La métaphysique d'Aristote : science des causes, science divine
Aussi, ne serait-ce pas sans quelque raison qu'on regarderait comme plus qu'humaine la possession de cette science ; car la nature de l'homme est esclave à beaucoup d'égards; la divinité seule, pour parler comme Simonide, aurait ce privilège, et il ne convient pas à l'homme de ne pas se borner à la science qui est à son usage. Si donc les poètes disent vrai, et si la nature divine doit être envieuse, c'est surtout au sujet de cette prétention, et tous les téméraires qui la partagent, eu portent la peine. Mais la divinité ne peut connaître l'envie ; les poètes, comme dit le proverbe, sont souvent menteurs, et il n'y a pas de science à laquelle il faille attacher plus de prix. Car la plus divine est celle qu'on doit priser le plus ; or, celle-ci porte seule ce caractère à un double titre. En effet, une science qui appartiendrait à Dieu, et qui s'occuperait de choses divines, serait sans contredit une science divine : et seule, celle dont nous parlons satisfait à ces deux conditions. D'une part, Dieu est reconnu de tout le monde comme le principe même des causes; et de l'autre, la science des causes lui appartient exclusivement ou dans un degré supérieur.
La liberté de cette science semble même dépasser les limites de la liberté de l'homme puisque "de bien des manières la nature des hommes est esclave, ainsi on en a référé la possession à un dieu. Que cette science soit divine n'interdit pas à l'homme de s'y adonner. Divine, elle l'est de deux manières : par son sujet et par son objet. Elle serait la connaissance des choses divines qu'un dieu posséderait. Le fait que la sagesse, savoir des principes et des causes, serait la science divine du divin rappelle la caractéristique théologique qui sera accordée à la philosophie première. A savoir que si le divin existe quelque part, il existe dans la nature des causes. Cette science donc est dite mériter la dignité la plus grande.
Ainsi toutes les sciences sont plus nécessaires que la philosophie, mais nulle n'est plus excellente. Et rien ne diffère plus que la possession de cette science et son début. On commence, ainsi que nous l'avons dit, par s'étonner que les choses soient de telle façon ; et comme on s'émerveille en présence des automates, quand on n'en connaît pas les ressorts, de même nous nous étonnons des révolutions du soleil et de l'incommensurabilité du diamètre; car il semble étonnant à tout le monde qu'une quantité ne puisse être mesurée par une quantité si petite qu'elle soit. C'est, comme dit le proverbe, par le contraire et par le meilleur qu'il faut finir, comme il arrive dans le cas que nous venons de citer, lorsqu'enfin on est parvenu à s'en rendre compte : car rien n'étonnerait plus un géomètre que si le diamètre devenait commensurable. Nous venons de déterminer la nature de la science que nous cherchons, le but de cette science et de tout notre travail.
Philosophie, science divine, les caractères de la sagesse manifeste son autarcie : elle est la science libre qui ne poursuit qu'elle-même. Elle est le savoir des causes.
La métaphysique d'Aristote : Nature de la science recherchée
Suite de...
De plus, savoir uniquement pour savoir, appartient surtout à la science de ce qu'il y a de plus scientifique ; car celui qui veut apprendre dans le seul but d'apprendre, choisira sur toute autre la science par excellence, c'est-à-dire la science de ce qu'il y a de plus scientifique; et ce qu'il y a de plus scientifique, ce sont les principes et les causes ; car c'est à l'aide des principes et par eux que nous connaissons les autres choses, et non pas les principes par les sujets particuliers. Enfin, la science souveraine, faite pour dominer toutes les autres, est celle qui connaît pourquoi il faut faire chaque chose; or, ce pourquoi est le bien dans chaque chose, et, en général, c'est le bien absolu dans toute la nature.
De tout ce que nous venons de dire, il résulte que le mot de philosophie dont nous avons recherché les diverses significations, se rapporte à une seule et même science. Une telle science s'élève aux principes et aux causes ; or, le bien, la raison des choses, est au nombre des causes. Et qu'elle n'a pas un but pratique, c'est ce qui est évident par l'exemple des premiers qui se sont occupés de philosophie. Ce fut en effet l'étonnement d'abord comme aujourd'hui, qui fit naître parmi les hommes les recherches philosophiques. Entre les phénomènes qui les frappaient, leur curiosité se porta d'abord sur ce qui était le plus à leur portée ; puis, s'avançant ainsi peu à peu, ils en vinrent à se demander compte de plus grands phénomènes, comme des divers états de la lune, du soleil, des astres, et enfin de l'origine de l'univers. Or, douter et s'étonner, c'est reconnaître son ignorance...
La description de la sophia, sagesse, est donc celle d'une science architectonique (coordination scientifique de tous les savoirs ) et théorique cultivée en vue d'elle-même. La sophia se différencie de l'habilité puisqu'elle n'est ni pratique ni productrice, elle développe ce que philosophie veut dire.
Elle n'a d'autre fin que le savoir et se développe par la pratique de l'interrogation (aporie) et de l'étonnement afin d'échapper à l'ignorance. Chercher à savoir pour savoir, poursuivre le savoir pour la connaissance et en vue de quelque utilité. Le savoir n'a pas d'autre fin que lui-même mais au contraire sa propre fin.
Etre à soi-même sa propre fin est la définition même de la liberté de l'homme libre qui se distingue ainsi de l'esclave qui a toujours sa fin en un autre ; seule cette connaissance est une connaissance libre.
L'homme libre aime la science libre, la philosophie.
Voilà pourquoi on peut dire en quelque manière que l'ami de la philosophie est aussi celui des mythes ; car la matière du mythe, c'est l'étonnant, le merveilleux. Si donc on a philosophé pour échapper à l'ignorance, il est clair qu'on a poursuivi la science pour savoir et sans aucun but d'utilité. Le fait eu fait foi : car tout ce qui regarde les besoins, le bien-être et la commodité de la vie était déjà trouvé, lorsqu'on entreprit un tel ordre de recherches. Il est donc évident que nous ne cherchons la philosophie dans aucun intérêt étranger ; et comme nous appelons homme libre celui qui s'appartient à lui-même et qui n'appartient pas à un autre, de même la philosophie est de toutes les sciences la seule libre; car seule elle est à elle-même son propre but.
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